• Si vous vous souvenez, j'ai relaté le voyage en Corse que j'ai fait cet été. Comme il était organisé par l'UCPA, je m'attendais à quelque chose de bien. Quelle ne fut pas ma surprise en arrivant ! (j'en ai parlé un peu lors dans mes articles).

    J'ai donc envoyé un courrier à l'UCPA pour faire part de mes remarques. Je vous le présente, pour que vous vous méfiiez à l'avenir.

      

    Messieurs,

    J’ai effectué un stage UCPA du 20 au 27 août dernier pour effectuer le circuit Bocognano – Ghisoni en Corse, et j’ai quelques remarques à vous formuler sur l’organisation de ce séjour. Ces remarques rejoignent celles déjà formulées par l’accompagnateur de la randonnée et d’autres personnes ayant réalisées ce séjour.

    En premier lieu, les informations qui m’ont été données lors de mon inscription n’étaient que parcellaires, le personnel de l’agence ne connaissant pas du tout ce circuit. Surtout, le catalogue décrivant succinctement le programme ne correspond pas du tout à la réalité. Reprenons-en quelques points :

    • Il est précisé « une itinérance pédestre facile » ; or, dès le premier jour il y avait un dénivelé positif de 1 100 m à réaliser, au troisième nous grimpions  600 m et le dernier jour correspondait à une descente de 700 m. C’est loin d’être à la portée de tout le monde !
    • On nous informe qu’il y aura de « 3 à 5 h de marche par jour » ; nous avons marché quotidiennement en moyenne 6 heures !
    • Nous devions dormir en « camp fixe, refuge d’altitude, gîtes ». S’il est vrai que le camp de base était un camp fixe, le confort était assez rudimentaire : nous couchions sous des tentes marabout, les sanitaires étaient à l’extérieur et les portes des douches fermaient avec des fils de fer. De plus, nous avons toujours bivouaqué avec montage des tentes le soir ! Nous sommes certes entrés dans un gîte, mais c’était pour prendre une douche et manger le repas du soir.
    • Enfin, on nous demandait d’emporter un « sac léger (3 à 5 kg) », correspondant à un portage journalier. Or, nous devions porter nos affaires personnelles pour minimum deux jours, ce qui change la taille et l’organisation du sac à dos.

    Le circuit présenté sur la feuille d’inscription était certes un peu plus détaillé, mais il insistait tout de même sur le caractère facile du séjour. Cependant, l’accompagnateur, lors de notre arrivée, nous a mis tout de suite au courant de la difficulté du parcours. Des femmes qui étaient venues pour faire des marches tranquilles en auront été pour leurs frais.

    Trois autres points me paraissent importants à aborder. Tout d’abord le prix du séjour ; en effet, nous devions payer la même somme que les personnes réalisant le circuit de la Restonica , beaucoup plus reposant, avec des nuits en hôtel-refuge (un confort donc moins spartiate) et des repas pris en refuge. La prestation n’étant pas la même, je m’explique difficilement les tarifs équivalents. Ensuite, le nom du séjour ne reflète pas vraiment la réalité du circuit ; je vous suggère alors de le rebaptiser par exemple Monte Renoso. Enfin, nous avons appris sur place que vous sous-traitiez ce circuit à une entreprise locale, ce qui explique grandement l’allure du camp de base !

    Par conséquent, vous devez davantage informer votre clientèle sur le caractère sportif du circuit et la difficulté du parcours (c’est très loin des « 3 étages à monter en escalier sans s’essouffler » entendu par des membres du groupe), ainsi que sur les conditions d’hébergement et de portage.

    Je vous prie d’agréer, Messieurs, l’expression de mes salutations distinguées.


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